Observation des Pics

Samedi 18 mars 2017, nous étions une dizaine de personnes à répondre à ce rendez-vous matinal, animé par Moea et Christophe, en vue d’observer les pics dans l’un de leur habitat naturel : la zone boisée près de la Boivre.

Nous avons débuté la sortie par une observation des oiseaux autour du lieu de rendez-vous.

Les oiseaux observés

Nous avons eu l’occasion d’apercevoir : des Moineaux domestiques, un Serin cini, un Chardonneret élégant, un Rougequeue noir, un Pinson des arbres, un Héron cendré qui nous a survolés, des Corneilles noires, des Pigeons ramiers.

Après cette mise en condition, nous nous sommes dirigés vers la zone humide pour observer dans un premier temps l’habitat des pics.

Les espèces de pics

En France, il existe 8 espèces de pics et 13 en Europe. Sur le site visité, nous pouvons rencontrer le Pic vert, le Pic noir, le Pic épeiche et le Pic épeichette.

Ils ont tous besoin d’un boisement adapté , c’est-à-dire d’une zone forestière contenant de vieux arbres avec de nombreuses branches mortes procurant du bois tendre leur permettant de préparer leurs loges pour dormir ou nicher. Cependant, on peut aussi les trouver dans d’autres zones boisées comme les haies d’arbres, les vergers, les parcs et les jardins.

Leur présence est facile à observer car ils frappent et fendent l’écorce du tronc de l’arbre afin de pouvoir atteindre les insectes situés sous cette écorce. D’autre part, ils creusent une cavité dans un tronc d’arbre (situé entre 5 à 7 mètres du sol) pour nidifier.

L’alimentation des pics

Leur alimentation peut varier selon les espèces. S’ils se nourrissent principalement d’insectes xylophages, le Pic vert et le Pic noir sont aussi des mangeurs de fourmis, le Pic épeiche peut se nourrir de graines  et de baies.

Le « chant » des pics

Les pics ne possèdent pas véritablement de chant. Au printemps, ils marquent leur territoire par un bruit typique nommé le «tambourinage». Le mâle de pic choisit une branche ou un tronc sec qui devient caisse de résonance lorsqu’il le frappe violemment par une série de coups de bec. Le bruit produit peut être très puissant selon les espèces et s’entendre à plusieurs centaines de mètres. Cette activité de tambourinage est maximale de mi-mars à mi-avril, mais débute souvent plus tôt.

Chaque espèce de pics tambourine selon un rythme, une durée et une puissance qui lui sont propres. Le Pic vert et le Pic mar pratiquent rarement le tambourinage.

Il faut faire attention à ne pas confondre le tambourinage avec le bruit émis par le pic lorsqu’il frappe le tronc à la recherche de sa nourriture ou lorsqu’il creuse sa loge.

Les nids

Durant cette promenade, nous avons pu observer le Pic vert et vu la présence de nids de Pic vert, Pic noir et Pic épeichette. Leurs nids se différencient par la forme et la taille. Les participants ont pris la décision de repasser sur les lieux d’ici 3 à 4 semaines, en espérant pouvoir observer les nichées.

Les bois morts aux abords de la Boivre

Cette sortie a permis de nous faire comprendre que la présence de bois morts et des vieux arbres sont importantes pour la biodiversité et la survie de certaines espèces comme les pics qui sont d’excellents ambassadeurs de l’écosystème.

Ceci ouvre le champs sur le projet que réalise conjointement la Mairie de Vouneuil-sous-Biard et l’association du Triton de Vouneuil, afin d’informer les habitants sur l’intérêt de la présence des chandelles et bois morts laissés dans la zone humide, près de la Boivre.

Enfin, je remercie Moea et Christophe d’avoir partagé, avec les participants, leurs connaissances et leur passion pour les oiseaux.

Isabelle, mars 2017